20 mai 2006

Dynamique d'une poétique et poétique dynamique chez Walter Benjamin.

Celui qui lit est prêt à tout moment à devenir quelqu'un qui écrit...Walter Benjamin L'aspect itératif du titre du présent essai n'est pas qu'un simple jeu de mots. Ce que l'on se propose de mettre en évidence dans ce texte, c'est en effet la dynamique d'une poétique du texte benjaminien. L'écriture de Benjamin essaye constamment de mettre en mouvement les paragraphes, d'arracher la lettre à son irréductible immobilité. La marche dans cette perspective devient une métaphore on ne peut plus adéquate. La poétique de Benjamin est... [Lire la suite]
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11 mai 2006

En guise de manifeste.

Le texte qui suit a été écrit alors que "Le Château (d'après Franz Kafka)" était encore loin d'être achevé. Il n'en demeure pas moins qu'à lire et à relire ce texte, et mis à part quelques points accessoires, l'auteur n'hésite pas un seul instant à reprendre le programme contenu dans le texte. Le regard comme projet intersémiotique. Une approche théorique. La théorie et la pratique sont des modalités réflexives nécessairement contemporaines et complémentaires. Que ces expressions de l'intelligence esthétique se réunissent... [Lire la suite]
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03 mai 2006

Notes sur les voisinages ou les visages de la pensée

Le visage de l'autre est un livre de Martin tom Dieck où des dessins côtoient des pensées du philosophe Emmanuel Levinas. On se souvient que le même dessinateur avait publié aux éditions Fréon un récit intitulé Salut Deleuze mettant en scène outre le philosophe éponyme, les principaux acteurs du structuralisme français : Lacan, Foucault et Barthes. Le choix d’Emmanuel Levinas étonne à première vue, mais il est parfaitement cohérent. Le passage de Deleuze à Levinas se fait par le biais d’un troisième philosophe, Martin Heidegger,... [Lire la suite]
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03 mai 2006

Renaud Relieur

Notes sur Est-ce que tu me souviens?, de Renaud Camus, P.O.L, 2002,   Car j'aimerais conclure en vous rappelant cette chose que je crois étonnante et insuffisamment commentée, c'est que les noms mêmes d'Hésiode et d'Homère signifient, Hési/Odos et Om/E/Ros, le "Couseur de Chants" et le "Relieur de Vers".        C'est en effet par cette sublime remarque de Mark Alizart que s'annonce la fin du livre de Renaud Camus Est-ce que tu me souviens? tiré de son hyperlivre Vaisseaux Brûlés (si... [Lire la suite]
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03 mai 2006

Autour du Château, errance. Le motif du château dans Killalusimeno de Renaud Camus.

Pour Jacqueline Sudaka-Bénazéraf, en souvenir de son hospitalité : ces cheminements… L'écriture fascinante, proprement échevelée, de Killalusimeno, le deuxième volume de la publication sur papier de l'œuvre abyssale et tourdissante des Vaisseaux brûlés (le site Internet de Renaud Camus) est traversée par des figures qui surdéterminent de nombreux sens possibles de lecture. Le livre (ne devrait-on pas écrire le Livre ?) s'ingénie à réfléchir la bibliothèque en son entier. Il pourrait donc sembler arbitraire et surtout réducteur... [Lire la suite]
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03 mai 2006

Renaud Camus hospitalier. (suite proustienne I)

A Camila, à la Patagonie, ces notes incertaines...* Qu'en est-il du sujet aujourd'hui tel qu'il se présente au lecteur dans l'écriture contemporaine ? Il paraît certes revenir à l'avant-plan, du moins à l'avant-plan des vitrines des librairies. La veine autobiographique apporte régulièrement son lot de journaux intimes et de confessions ; les biographies ont un succès évident auprès des lecteurs ; le roman historique et une bonne partie des romans qui se publient réactivent un sujet que l'on supposait s'être absenté des pages... [Lire la suite]
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02 mai 2006

La crise de l'adresse.

Notes sur La lettre française. De Crébillon fils à Rousseau, Laclos, Sade de Jean-Louis Cornille, Peeters* La collection "Accent" de Peeters et Vrin vient de livrer aux lecteurs un brillant essai de Jean-Louis Cornille consacré au genre épistolaire dans la littérature française du dix-huitième siècle. Avant toute autre chose il faut noter et souligner l'extrême cohérence d'une collection qui certes vouée à l'interdisciplinarité n'en tisse pas moins, cependant, une image passionnante des questions qui animent aujourd'hui... [Lire la suite]
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02 mai 2006

Limites, coupures, matières

« [.] ce lieu obscur qui ne songe interminablement qu'à se déchiffrer. » (Jean Ricardou) 1. « Les lumières de cette ville m'indiffèrent » « Marécage », récit écrit et dessiné par Denis Deprez, nous entraîne dans les zones floues et chahutées de pages en noir et blanc. Le lecteur dont l'attention se laissera piéger par la boue épaisse de l'indifférence baignant la fiction plongera inexorablement dans les marais de l'ennui ; il s'abîmera, perplexe, dans les gouffres de la torpeur diégétique qui ne tardera pas à le gagner et d'un... [Lire la suite]
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23 avril 2006

Contributions à une poétique du regard, suite 1.

Notes sur l'adaptation de la Recherche du temps perdu en bandes dessinées. Pour un livre qui n’existe pas encore "Mais bien souvent ce n'était, en effet, que des images ;" Marcel Proust. Toute tentative d’adaptation repose sur une lecture active et en profondeur de l’œuvre originale. Adapter une œuvre, c’est d’abord la lire attentivement. S’il s’agit de transposer en images le texte original, les questions qu’il convient de se poser sont les suivantes : comment se forment les images dans la Recherche ? Quelles sont les... [Lire la suite]
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23 avril 2006

Autres aspects de la poétique du regard dans la Recherche du temps perdu.

Comme je lui avouais la déception que j'avais eue devant l'église de Balbec : - Comment, me dit-il, vous avez été déçu par ce porche, mais c'est la plus belle Bible historiée que le peuple ait jamais pu lire. Marcel Proust. Le regard chez Proust, et le désir (les deux mots se confondent pour ainsi dire dans la Recherche), est soumis aux lois d'une optique singulière. Le principe général de la perception visuelle proustienne pourrait se traduire comme suit : tout objet est perçu médiatement. Il n'y a pas un visage qui ne soit... [Lire la suite]
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